Étudiant-e-s et finissant-e-s
International Youth Internship Program (IYIP)
About the program
Description
Support organizations in Africa or Latin America by becoming an international intern!
Join the International Youth Internship Program and spend 1 to 6 months in one of our international destinations!
- Develop your personal and professional skills
- Discover a new culture and share your own
Profile
For young people aged 18 to 30 (inclusive)
Currently enrolled in adult general education, vocational training, post-secondary studies, or having obtained a diploma.
Duration
Short internship: 1-2 months
July-August period
Long internship: 4-6 months
During the school year
Good to know
Overcome employment barriers
Applications from young people who identify as part of a group facing discrimination will be given priority.
Full coverage of your international stay
A monthly allowance based on the cost of living in each host country to cover daily expenses (food, housing, transportation, etc.), along with coverage of travel costs (round-trip airfare) and insurance.
Key figures about the program
- • Program implementation: 2024–2029
- • 15 internship opportunities per year
IYIP opportunities
Discover our internship opportunities for young people currently enrolled in adult general education (AGE), vocational training (VT), post-secondary studies, or who have obtained a diploma. Before applying for one of the IYIP positions, make sure you meet the eligibility requirements. Please note that this program is only open to permanent residents of Canada or Canadian citizens.
See all opportunitiesFunded by the Government of Canada
This program is funded by Global Affairs Canada as part of the Youth Employment and Skills Strategy.
Eligibility and objectives
To be eligible, you must:
- Be a Canadian citizen or permanent resident.
- Be between 18 and 30 years old, currently enrolled in adult general education, vocational training, post-secondary studies, or have obtained a diploma.
- Have a strong interest in or experience with international cooperation.
- Have sufficient knowledge of the host country’s language (where applicable).
- Demonstrate openness toward others and their culture.
- Possess strong adaptability and integration skills.
- Show a sense of responsibility and exemplary behavior.
- Be available for training in Québec for a few days before departure abroad, as well as for the entire duration indicated in the internship offer (between 1 and 6 months, depending on the assignment).
The IYIP aims to highlight and develop young people’s skills while allowing them to gain professional work experience abroad.
Through this internship program, Éducation internationale seeks to engage and raise awareness among young adults about global solidarity issues, while providing support for their employability.
Each year, over the next five years, this program offers young people—particularly those facing discrimination—the opportunity to make a social impact by completing internships lasting from one to six months within partner organizations in five countries (Peru, Bolivia, Mexico, Senegal, and Ivory Coast).
The 2024–2029 edition of the internship program enables selected participants to gain:
- Professional experience abroad (or in some cases virtually) in diverse fields such as education, pedagogy, languages, administration, gender equality, human rights, inclusion, communication, and the environment.
- Skills that prepare them for future employment or further studies.
IYIP internships last from one to six months within a partner organization abroad (or virtually from Québec if specified in the assignment). The selected participant must be available for the entire duration of the assignment.
All IYIP internships are voluntary and therefore unpaid. However, Éducation internationale is committed to providing interns with:
- A round-trip plane ticket to the host country.
- Travel insurance.
- An allowance based on the cost of living in each host country, covering daily expenses (food, transportation, housing).
- Pre-departure training.
Contact us now!
If you have any questions about the program or one of the internship opportunities, don’t hesitate to contact us by filling out the form via the “Contact Us” button.
Audrey – PSIJ
Stagiaire PSIJ - Stage court au Sénégal
Audrey, qui revient du Sénégal après avoir participé au Programme de stages internationaux pour les jeunes, a décidé de nous partager les éléments marquants de son voyage. Découvrons-les ensemble à travers ses écrits.
J’ai eu la chance d’effectuer un stage en Afrique, une expérience enrichissante autant sur le plan professionnel que personnel. Travailler dans un environnement différent m’a permis d’élargir mes compétences, de m’adapter à de nouvelles méthodes de travail, et, surtout, de développer une meilleure compréhension interculturelle.

Ce qui m’a particulièrement marqué, c’est l’accueil chaleureux et le sens de la communauté. Les relations humaines occupent une place centrale dans la culture africaine. Le respect, la solidarité et l’entraide sont des valeurs fortes que l’on ressent au quotidien, que ce soit au travail ou dans la vie sociale.

Côté culinaire, la découverte fut aussi incroyable. La nourriture est savoureuse, épicée et très variée. J’ai goûté à des plats typiques, comme le thiéboudienne (riz au poisson). Chaque plat raconte une histoire et reflète la richesse des traditions locales.

Ce stage m’a permis non seulement de progresser, mais aussi de m’ouvrir à une culture fascinante et pleine de vie.
Audrey
Catherine – PSIJ
Accompagnatrice d'un stage PSIJ - Catherine, conseillère en développement professionnel chez Espace carrière à Saint-Hyacinthe
Catherine, conseillère en développement professionnel chez Espace carrière à Saint-Hyacinthe (au Québec), a récemment accompagné un groupe de huit jeunes adultes qui participait au Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ). Sa collègue, Énola, était également présente au Sénégal pour la durée du séjour. Dans ce texte inspirant, Catherine nous fait part de ses constats et de la manière dont ce programme a été bénéfique pour ces jeunes. Il est intéressant d’avoir la perspective d’une accompagnatrice qui a pu voir l’évolution de son groupe dès l’annonce de la participation à cette expérience à l’étranger. Bonne lecture !
En juin dernier, quand j’ai annoncé à mes proches que j’allais accompagner un groupe de jeunes adultes raccrocheurs de 18 à 28 ans au Sénégal pendant un mois, je dois vous avouer que les envolées de joie auxquelles je m’attendais ont parfois laissé place à des questions tout à fait valides de la part de mon entourage. « Pourquoi aller aider les gens en Afrique ? Il y a des gens qui ont besoin d’aide ici au Québec, Catherine. Qu’est-ce que ça change d’aller faire un stage à l’autre bout du monde ? » Dans ma tête de conseillère en emploi, je savais à quel point un stage de coopération internationale était transformateur, mais j’avais de la difficulté à trouver les mots. Il m’a donc fallu, accompagnée de mon essentielle collègue Énola, vivre un mois, 24 heures sur 24, avec 8 autres humains formidables pour mesurer et nommer la puissance de cette aventure !
Se développer
Nous n’étions pas encore partis que les changements sur nos jeunes se faisaient déjà sentir. Ceux qui pensaient ne pas être trop à leur affaire devenaient des maîtres des dates de tombée. Ceux qui n’avaient jamais voyagé sont devenus incollables sur le Sénégal et de la préparation des bagages. Tranquillement, les membres de notre groupe, qui partageaient la même classe, sans vraiment se connaitre, se sont soudés, entraidés, soutenus. Que c’était beau à voir, cette métamorphose personnelle et collective !
Prendre du recul
Un stage à l’étranger, ça permet de se donner de la perspective. D’identifier ce qui nous manque de notre quotidien au Québec. De réfléchir à l’ascendance que nos proches, notre famille, nos amis ont sur la façon dont on mène notre vie. De prendre un nouveau rôle dans un groupe qui n’existait pas avant et de découvrir de nouvelles habiletés qu’ils ne pensaient même pas qu’ils avaient ! Certains sont devenus des leaders positifs, d’autres ont joué les grands frères attentionnés, les « entertainers » à la bonne humeur contagieuse ou encore les gestionnaires de l’approvisionnement alimentaire.
Sortir de sa zone de confort
Énola et moi, on a eu l’immense privilège de partager cette expérience avec des jeunes résilients, qui n’ont pas craint de se mettre en danger. Ici, je ne parle pas de la conduite automobile sénégalaise ou des piqûres d’insectes dont on nous a parlé avant notre départ. Je parle plutôt de l’immense capacité qu’ils ont TOUS et TOUTES eu à sortir de leur pantoufle, à essayer de nouvelles activités, à s’adapter au rythme de travail de l’Afrique de l’Ouest, à se dépayser complètement chaque matin, à intégrer un milieu de stage dans une nouvelle culture pour quelques semaines.
Oui, ils ont mis leur patience à l’épreuve.
Oui, ils ont fait des tâches qui les sortaient des terrains connus.
Oui, ils ont eu des questionnements.
Oui, ils se sont adaptés et remis en question.
Mais ils l’ont fait. Bien fait. Et ils nous ont donné le goût de le faire à notre tour !
Se projeter
Notre expérience n’a pas été un long fleuve tranquille. Il a été parsemé d’obstacles, de détours, de retours sur l’itinéraire. Mais une chose est certaine : Vincent, Audrey, Zachary, Samuel, Karl, Koddy, Michael et Ryan ne sont plus les mêmes. Ils ont grandi, développé des compétences, découvert des forces insoupçonnées. Ma collègue et moi sommes tellement fières de voir ce qu’ils ont développé à Dakar et qu’ils continueront de développer, même s’ils ne mesurent peut-être pas complètement la portée de ce qu’ils ont vécu. Et c’est ce qui fait la beauté de la chose. Tous les petits et grands apprentissages qu’ils auront faits à l’étranger viendront se déposer dans leur vie au bon moment et ils continueront à mesurer l’ampleur de la chance qu’ils ont eue de partager, tous ensemble, l’été 2025, à l’autre bout du monde.
Asheley – PSIJ
Stagiaire PSIJ – Conseillère en communication en Côte d'Ivoire
Depuis maintenant plusieurs mois, je réalise un stage au sein de l’organisation GFM3, basée à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Cette expérience s’inscrit dans le cadre du PSIJ.
Ce stage a constitué un véritable apprentissage professionnel. J’ai participé à la création de contenus de communication, à la valorisation des projets sur le terrain et à l’appui des équipes dans leurs stratégies de sensibilisation. J’ai pu contribuer à la mise en lumière d’initiatives à impact : accompagnement de jeunes, autonomisation des femmes, lutte contre la fragilité dans les zones frontalières…
En plus de mes tâches de communication, j’ai aussi appris à travailler avec des équipes multidisciplinaires, dans des contextes où l’adaptabilité est essentielle. Ce que ce stage m’a apporté avant tout, c’est une conscience plus fine de l’importance de la communication de terrain, de l’humilité dans l’engagement et de la résilience dans les projets sociaux.
Découvrir et s’adapter
Sur le plan humain et personnel, vivre dans un pays étranger a été une expérience transformatrice. Dès mon arrivée, j’ai été frappée par la chaleur humaine, la richesse culturelle et la diversité des modes de vie.
Il y a eu des moments de choc culturel — notamment au niveau des rapports hiérarchiques, du rapport au temps ou de certaines habitudes alimentaires —, mais cela fait également partie de l’apprentissage.
La nourriture ivoirienne, très épicée et variée, m’a poussée à sortir de mes habitudes. Le rythme de vie, les codes sociaux, les expressions linguistiques… tout m’a amenée à sortir de ma zone de confort et à mieux comprendre le monde qui m’entoure.
Voyager et grandir intérieurement
Ce stage, c’est bien plus qu’une expérience professionnelle. C’est une aventure humaine qui m’a appris à écouter, à observer, à m’adapter. J’en ressors avec une plus grande confiance en moi, une meilleure compréhension interculturelle, et une envie encore plus forte de contribuer à des projets porteurs de sens.
Je garde de cette expérience des souvenirs précieux, des apprentissages concrets et une gratitude profonde pour toutes les personnes rencontrées.
Nicolas – PSIJ
Stagiaire PSIJ – Assistant en droit au METFPA en Côte d'Ivoire
Lorsque je suis arrivé à Abidjan, la première chose qui m’a marqué était la chaleur suffocante. En sortant dehors, dans les rues animées surplombées par les gratte-ciels du Plateau (et oui, Abidjan a son propre quartier nommé Plateau), ma curiosité a été piquée par tous ces vêtements que je n’avais jamais vus, ces chaussures, sandales, pagnes et expressions que je ne connaissais pas. À mon premier coucher de soleil, je me suis aperçu qu’un fantastique spectacle se déroule dans le ciel au crépuscule : des milliers de chauves-souris quittent le centre-ville pour les forêts de la périphérie, accompagnant les travailleurs dans leur retour à la maison. Quelques jours plus tard, j’ai rencontré mes collègues du Ministère : des gens inspirants qui m’ont fait découvrir une autre manière de travailler, de penser, de vivre. La bienveillance infinie de l’accueil chaleureux qu’on m’a réservé m’a déboussolé : je sais aujourd’hui que je ne connaitrai plus jamais une telle hospitalité.
Vivre et s’adapter dans un pays étranger
Bien sûr, l’adaptation n’a pas été instantanée. Le rythme de vie, les codes sociaux et même la façon de travailler étaient parfois différents de ce à quoi j’étais habitué. J’ai aussi découvert une gastronomie unique : l’attiéké, l’alloco ou encore le garba sont devenus des incontournables de mon séjour. En Côte d’Ivoire, j’ai appris à valoriser le partage des repas avec la famille, les amis, les collègues ou même des inconnus ! Je pense qu’en Occident, plusieurs petits moments de la vie, surtout professionnelle, poussent les gens à vivre de petits malaises, de petits moments d’inconfort, surtout liés à l’anxiété sociale. J’ai appris à vivre dans un monde où ces moments d’inconfort laissaient la place au réconfort de la bienveillance ivoirienne.
Une expérience transformatrice
Sur le plan professionnel, travailler au Ministère de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle et de l’Artisanat (METFPA) m’a offert une immersion concrète dans le département juridique d’un ministère. Travailler sur des dossiers de litige, sur des projets de décrets et de convention entre parties privées et publiques a été une expérience très utile pour mon parcours. Je pense que l’éducation est un pilier du développement humain, donc je suis content d’avoir contribué au développement de celle-ci en Côte d’Ivoire.
Une activité marquante
Plusieurs moments ont jalonné mon parcours en Côte d’Ivoire, mais je garderai toujours un souvenir privilégié de la fête de la Paquinou en territoire Baoulé, une ethnie locale. Une amie m’a invité à célébrer cette fête avec elle dans son village et l’anthropologue en moi était émerveillé d’assister à des traditions bien vivantes, des vêtements tellement colorés, une hiérarchie sociale très solide, de délicieux mets bien savoureux qui nécessitent des heures de préparation et, surtout une solidarité que je n’ai jamais vue en Occident. Ces expériences en dehors du cadre professionnel m’ont permis de créer des liens, de mieux comprendre le pays et de m’enraciner dans mon séjour.
Ce que je retiens de ce stage
Mon stage au METFPA m’a offert une ouverture culturelle et une maturité humaine que je n’aurais pas pu acquérir autrement. Professionnellement, j’en ressors avec une meilleure compréhension des défis liés au développement de l’éducation et de la formation en contexte africain, et une capacité accrue à travailler dans des environnements multiculturels. Humainement, je garde précieusement les rencontres, les échanges et les apprentissages vécus au quotidien.
En somme, ce stage représente une étape marquante de mon parcours juridique.