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# Pérou # Programme de stages internationaux pour les jeunes

Mon expérience PSIJ au Pérou

Joel Toorenburgh

Programme de stages internationaux pour les jeunes

Baccalauréat en sciences politiques (Bachelor of Arts) de l’Université de Victoria en Colombie-Britanique

Je réalise un stage pour l’intégration des TICs (technologies de l’information et de la communication). Cela veut dire que j’aide les professeurs et les directeurs avec leur usage de la technologie. Comment peut-on utiliser davantage ce qu’on possède déjà dans mon école en tant que technologie pour en profiter plus? Il y en a beaucoup qui ne savent pas utiliser les applications de base sur un ordinateur, voire quelques-uns qui ne peuvent pas allumer l’ordinateur seuls. Il y en a d’autres qui savent faire beaucoup de choses, et moi par exemple, je les aide avec d’autres choses tel que comment faire un site web, comment utiliser Google.

Lima est une ville très inégale. Normalement, les touristes voient seulement Miraflores et Barranco qui sont les deux quartiers les plus affluents. Moi, j’habite aussi dans un quartier « bourgeois » qui s’appelle Lince et je me considère très chanceux d’être où je suis. N’ayez pas peur de Lima. Dans le tout, elle est une ville très divertissante et il y a de tout – simplement vous rappeler d’être prudent.

Actuellement, je travaille deux jours par semaine au bureau et les autres jours, je suis sur le terrain des « pueblos jóvenes » (les quartiers plus éloignés et en voie de développement) dans les CETPROs (les écoles ciblées par le programme). Chaque CETPRO a sa propre réalité ce qui fait qu’il est difficile de généraliser. Toutefois, l’idée derrière les stages est d’aller travailler dans les quartiers plus affectés par la violence, la pauvreté et souvent délaissés par le gouvernement. C’est toujours intéressant de parler avec les gens de Lima à propos de ce travail parce que la majorité d’eux n’ont jamais voyagé en dehors de leur ville.

« « Tolérance à l’ambiguïté » c’est la devise non-officielle de notre groupe de stagiaires. C’est quelque chose qu’on se dit pour décrire soit des situations hors de notre contrôle ou soit celles qu’on n’aurait jamais attendues.  »

Il faut réaliser beaucoup de nos projets seul ou avec peu d’aide. Ainsi, j’ai appris un peu sur la gestion d’un projet: comment planifier mes interventions, comment mesurer mes résultats et comment m’adapter si quelque chose va mal. La nature de mon stage m’a permis à beaucoup d’occasions de parler en public et donc je pense que j’ai appris à me débarrasser de ma gêne devant un public.

En tant qu’anglophone, je voulais venir travailler au Pérou pour apprendre davantage l’espagnol mais aussi le français. Les autres stagiaires étant tous du Québec, j’ai plein d’occasions de cultiver mon français en plus de mon espagnol. Sans doute, travailler et vivre avec une famille péruvienne m’ont également donné plusieurs occasions de parler espagnol.

Ma famille d’accueil est vraiment formidable et chaleureuse. J’habite avec une mère, un père et trois enfants (âgés de 5, 13 et 15 ans). Après quatre mois ensemble, je suis devenu très confortable avec eux tellement que je les appelle “mi mamá, mi papá y mis hermanos.” Dans mes conversations avec d’autres péruviens, il faut préciser qu’elle n’est pas ma mère mais que je l’appelle ainsi parce que je me sens un membre de leur famille.

Les péruviens travaillent de longues heures (10-12 heures par jour) et souvent, je vois ma mère seulement quelques minutes chaque jour, soit dans le matin ou juste avant d’aller dormir. Ceci étant dit, il semble qu’on est toujours capable de trouver 15 minutes deux ou trois fois la semaine pour jaser avec un thé avant d’aller dormir. Ces petits moments ensembles ont une valeur vraiment inestimable.

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